Céline Debaene – Un jour de février

Un jour de février, tu t’es immiscé dans notre réalité.
Ton nom est divulgué. La guerre est déclarée.

Personne ne sait vraiment à quoi ressemble notre ennemi. 
Mais la paralysie touche tout le pays.

Certains sont confinés. 
D’autres continuent de travailler.
Chacun a essayé de gérer ce qui s’est imposé.

On s’est tous soumis au prescrit à la lueur d’un chaos infini.
Je n’ai pas tout  compris, 
Démunie face au défi.

Sociabilité, te voilà désormais mutée.

Familles séparées, nous avons été.

Solidarité, j’ai espéré. 
Sentiment d’impuissance, j’ai constaté.
Egoïsme, je t’ai pleuré. 
Epuisement, j’ai lutté.

Tes attaques se multiplient rallongeant les nécrologies
Tu t’acharnes sans merci en voulant remporter la partie.

Sort, tu nous as jeté.
Antidote, nous t’avons cherché.
D’aucun n’a pu encore être trouvé.
Mais j’ai ma petite idée.
Message, je t’ai décodé :

«  Etre humain érudit, vas-tu relevé le  pari ?
Tes choix désunis n’ont-ils pas mené à l’asphyxie de notre galaxie ?

N’as-tu pas trop agi et pas assez réfléchi ?
Le jeu est fini, as-tu enfin compris ? »


                                                     Céline Debaene

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